Bénédiction de Gomel pour les parents après la chirurgie de l'enfant
Question
Un enfant d'un an a subi une opération. Les parents doivent-ils réciter la bénédiction de Gomel en son nom ?
Réponse
Il n'est pas obligatoire de réciter la bénédiction de Gomel, mais s'ils le souhaitent, ils peuvent la réciter sans mentionner le Nom et le Royaume. Ils doivent se tenir à côté de leur fils (même sans minyan) et dire : « Béni soit Celui qui accorde le bien aux indignes, qui t'a accordé tout le bien. »
Source
Talmud, Traité Berakhot, page 54b : « Rabbi Yehuda a dit au nom de Rav : Quatre doivent rendre grâce : ceux qui descendent à la mer, ceux qui voyagent à travers les déserts, celui qui était malade et a guéri, et celui qui était emprisonné et libéré. » Ceci est également la décision du Shulchan Aruch, Orach Chaim, Lois de la bénédiction sur les fruits, Siman 219 : « Quatre doivent rendre grâce : ceux qui descendent à la mer quand ils en remontent, ceux qui voyagent à travers les déserts quand ils atteignent une colonie, celui qui était malade et a guéri, et celui qui était emprisonné et libéré. Et ton signe : 'Et tous les vivants te remercieront, Sélah.' 'Malade', 'souffrance', 'mer', 'désert'." Le Shulchan Aruch et le Rema diffèrent sur quel malade est obligé de réciter la bénédiction de Gomel. Selon le Shulchan Aruch, quiconque est tombé malade, même avec une affection mineure, doit réciter la bénédiction de Gomel, car nous ne savons pas comment la maladie se terminera. Le Rema soutient que la bénédiction de Gomel ne doit être récitée que lorsqu'on était malade d'une maladie mettant la vie en danger. La Mishnah Berurah rapporte que certaines autorités ashkénazes ont statué selon le Shulchan Aruch, et il semble qu'il ait statué qu'une personne malade non en danger de mort qui était alitée pendant 3 jours, ou une personne malade en danger de mort même pendant moins de 3 jours, doit réciter la bénédiction de Gomel. Si la personne opérée était un adulte, si elle était définie comme une personne malade non en danger de mort et était alitée pendant 3 jours, elle doit réciter la bénédiction de Gomel. Cependant, le Pri Megadim a écrit qu'un mineur ne doit pas réciter la bénédiction de Gomel, car le texte de la bénédiction est « Celui qui accorde le bien aux indignes », et un mineur ne peut pas dire « indignes » car il n'est pas obligé. Et la bénédiction du père pour le fils, dans le Biur Halacha, a conclu qu'on ne doit pas réciter la bénédiction de Gomel pour un autre qui a été sauvé, sauf pour son père ou son enseignant, et même pour son fils, il ne doit pas réciter. Cependant, dans Shaarei Teshuva, il est rapporté au nom de Shut Ohel Yosef, que le père pour son fils mineur peut réciter sans mentionner le Nom et le Royaume.
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