Seudat Hodaah
Question
Réponse
Shalom !
Merci pour votre question.
Absolument. Organiser une "seudat hodaah", un repas de remerciement pour les miracles personnels et la bonté que l'on a expérimentés de la part de D-ieu, est louable et encouragé.
Il existe une histoire dans le Talmud où Rav Avahu est allé rendre visite à Rav Zeira lorsqu'il était malade. (1) Rav Avahu a déclaré qu'il organiserait un festin pour tous les rabbins si Rav Zeira se rétablissait de sa maladie, en signe d'appréciation et de gratitude pour son rétablissement. Rav Zeira s'est effectivement rétabli et la seudat hodaa a eu lieu.
De même, il y a une histoire à propos de Rav Yosef qui était aveugle.(2) Rav Yosef a déclaré qu'il organiserait un festin pour les rabbins si quelqu'un pouvait démontrer que l'opinion selon laquelle une personne aveugle est exemptée des mitzvot est incorrecte. C'était important pour lui d'être rassuré que les personnes aveugles sont récompensées pour l'accomplissement des mitzvot comme tout le monde. Ici, nous voyons que c'était simplement la bonne nouvelle que les aveugles sont effectivement obligés dans les mitzvot qui justifiait la seudat hodaa de Rav Yosef !
Ainsi, on peut suggérer que ce sont les bonnes nouvelles seules qui justifient une seudat hodaa, et pas nécessairement l'existence d'une maladie réelle qui a été guérie.
Dans votre cas, lorsqu'il s'agit à la fois de bonnes nouvelles et d'une maladie qui semble avoir été guérie, une Seudat Hodaa est particulièrement de mise ! Il est préférable de s'assurer qu'il y a un minyan à votre seuda, mais un repas avec même trois personnes est valable. On devrait également envisager de mettre de côté une somme pour la charité qui servira à soutenir l'étude de la Torah et, ce faisant, on devrait dire "Je donne cela à la charité à la place d'une offrande de remerciement que j'aurais apportée au Temple." On devrait également lire les versets de la Torah concernant l'offrande de remerciement et réfléchir à la bonté de D-ieu et s'engager à partager votre histoire avec les autres.
Il est aussi utile de mentionner que la Guemara et le Choulhan Aroukh statuent que celui qui se rétablit d'une maladie grave doit réciter la bénédiction hagomel. (3) Le Rema, cependant, limite cette règle et dit qu'elle n'est récitée qu'après une maladie qui mettait la vie en danger.(4) Ainsi, il semble que la bénédiction Hagomal soit également de mise.
Source
1. Berakhot 46a.
2. Bava Kama 87a.
3. Berakhot 54b; OC 219:8.
4. Rema, OC 219:8.
D'autres sources incluent : Chavos Yair 70, Chayei Adam 155:41, YD 265 ; Mishna Berura 218:32