Entre "Yishtabach" et "Yotzer Or"
Question
Réponse
Shalom !
Merci pour votre question.
Comme vous le savez, la prière du matin, Shacharit, commence par la louange à Hashem et ce n'est qu'ensuite que nous faisons nos demandes. Le Talmud (Berakhot 32a) nous enseigne que cette séquence d'événements est dérivée de Moshe Rabbeinu qui a d'abord loué Hashem (Deutéronome 3:24) : "Hashem, Dieu, Tu as commencé à montrer à Ton serviteur Ta grandeur et Ta main puissante. Quelle force y a-t-il dans le ciel ou sur la terre qui puisse accomplir des actes et des exploits puissants comme Toi ?" et ce n'est qu'ensuite que Moshe a supplié : "S'il te plaît, laisse-moi traverser [vers la Terre d'Israël] afin que je puisse voir le bon pays..."
Pour répondre à votre question, oui, vous pouvez répondre au Kaddish après avoir conclu "Yishtabach" et avant de commencer "Yotzer Or".
Pour le bénéfice des lecteurs, passons en revue d'autres règles qui s'appliquent lorsque l'on est entre "Yishtabach" et "Yotzer Or".
Il est permis de répondre à toute réponse de la congrégation, y compris "Amen" et "Baruch Hu U’varuch Shmo". Par exemple, on peut répondre à toute la "Kedusha" tant le Shabbat que les jours de semaine et au "Modim Derabanan". Celui qui n'a pas encore mis les Tefillin peut les mettre à ce moment et réciter les bénédictions qui les accompagnent.
De même, celui qui a sauté des parties de Pesukei D’zimra pour rattraper la congrégation mais qui réalise ensuite qu'il a plus de temps avant "Barchu" peut réciter les passages qui ont été sautés.
On ne peut pas réciter le "Brich Shmei" si la Torah est retirée de l'Arche, et de même pas "Vezot Hatorah..." si la Torah est levée pendant ce temps.
Si l'on est le seul Kohen ou Lévi dans la congrégation, alors il doit quitter la synagogue, cependant, s'ils l'appellent, il peut accepter l'Aliyah.
En cas d'urgence, on peut également parler pendant ce temps si cela est nécessaire pour éviter une perte.
Source
OC 51, 53, 54, 66 avec commentaires