Interruptions pendant le Shema
Question
Réponse
Shalom!
Merci pour votre question!
Il est interdit d'interrompre par toute conversation depuis "Baruch “She’amar” jusqu'à la fin du service. De plus, en règle générale, il est interdit de répondre "amen" ou toute autre réponse de prière, depuis "Barchu" jusqu'à la fin de la "Shemoneh Esrei". Mais il y a quelques exceptions.
On peut répondre "amen" (mais pas "Baruch Hu U’varuch Shemo") à toute bénédiction lorsqu'elle est "entre les chapitres" du Shema (ou ses bénédictions)
Dans les temps anciens, il était permis d'interrompre pour saluer, ou pour répondre aux salutations, de certaines personnes respectées, mais cela n'est plus pratiqué de nos jours. On doit simplement sourire ou hocher la tête si on salue pendant la récitation du Shema.
Une personne est autorisée à interrompre en parlant au milieu du Shema et de ses bénédictions pour se protéger d'un dommage corporel ou d'une perte financière, bien qu'il soit préférable, si possible, de terminer le paragraphe que l'on récite actuellement.
On doit interrompre la récitation du Shema, même au milieu d'un verset, pour répondre au Kaddish, Kedusha, Barchu, et pour s'incliner et dire "Modim Anachnu Lach" lorsque le chazzan atteint "Modim". Celui qui a interrompu au milieu d'un verset récite ce verset depuis le début puis continue.
Lorsqu'on répond au Kaddish, on ne doit répondre que jusqu'à "d'amiran b'alma". On ne répond pas "amen" à "titkabel", "yehei shlama" ou "oseh shalom". Cela est parce que ces dernières réponses sont des coutumes et des ajouts ultérieurs. Lorsqu'on répond "Amen. Yehei shmei rabba..." on dit jusqu'aux mots "le’olam ule’olmei ulmaya".
Lorsqu'on interrompt pour Kedusha, on ne doit interrompre que pour le "kadosh..." et "Baruch kevod..." et pas plus.
Celui qui est appelé à la Torah pour une aliya au milieu du Shema peut accepter l'aliya mais il ne doit pas lire avec le baal koreh comme c'est la coutume.
Au milieu du premier verset du Shema et "Baruch Shem" on ne doit faire aucune interruption.
Ce qui précède est la pratique normative ashkénaze. La pratique hassidique et séfarade peut différer dans certains des points ci-dessus.
Source
OC 66:1,3 avec commentaires; Mishna Berura 66:2,17,26