Manquer une bénédiction dans la Shemoneh Esrei
Question
Réponse
Shalom !
Merci pour votre question.
Votre question a une discussion exactement parallèle dans le Talmud : Rav Huna dit que lorsqu'on fait une erreur pendant une section de la Shemoneh Esrei, on revient au début de cette section. (Note : la Shemoneh Esrei est divisée en trois sections : les trois premières brachot, les treize brachot du milieu, et les trois dernières brachot). Rav Assi, cependant, dit que les brachot du milieu n'ont pas d'ordre. La halakha suit Rav Assi.
Celui qui réalise qu'il a sauté une bracha (bénédiction) dans la Shemoneh Esrei doit considérer les procédures suivantes.
1. Si l'on a commencé une nouvelle bracha, on revient à la bracha manquée dès qu'on s'en souvient, on la récite, puis on continue normalement.
2. Si l'on a sauté une bracha n'importe où dans les trois premières brachot de la Shemoneh Esrei, on revient au début de la Shemoneh Esrei et on recommence.
3. Si l'on a sauté une bracha n'importe où dans les trois dernières Berachot, on revient à "R’tzei" et on continue à partir de là.
4. Celui qui a terminé la Shemoneh Esrei et réalise qu'il a manqué une bracha recommence la Shemoneh Esrei
5. Celui qui a sauté des mots au milieu d'une bracha revient au début de cette bracha
6. Un doute concernant si l'on a dit/sauté une bracha n'est défini comme un doute que si, en se reconcentrant sur sa prière, on ne se souvient pas de ce qu'on disait. Par exemple, on "se réveille" lorsqu'on dit "Baruch Ata Hashem..." mais on ne se souvient pas à quelle bénédiction on en est. Dans ce cas, on revient à l'endroit où le doute surgit. Mais en règle générale, celui qui prie, même sans concentration, est considéré comme ayant tout dit normalement.
Source
Sources : Berachot 34a ; OC114, 119 et commentaires