Porter le tekhelet de nos jours
Question
Pourquoi ne pas porter le tekhelet en vertu du principe selon lequel, en cas de doute concernant une obligation de la Torah, il faut être rigoureux ?
Réponse
Réponse de notre maître, le Rav shlita
A. Il ressort de la Guemara que tout hilazon provenant de la mer n’est pas valable ; il faut précisément le hilazon particulier à partir duquel on fabriquait le tekhelet. [Voir Menahot 44 ; Tossefta Menahot, chap. 9].
B. Les signes donnés par nos Sages ne correspondent pas tellement au hilazon de la pourpre. Son corps ne ressemble pas à la mer, et sa forme ne ressemble pas à celle d’un poisson. De même, le sang de la pourpre n’est pas utilisé pour teindre en tekhelet. [Certes, on peut proposer des explications forcées pour résoudre cela].
C. Il existe une discussion connue pour savoir si la couleur de la pourpre est violette ou bleue.
D. Le hilazon de la pourpre est très répandu, et pas seulement dans la part de Zevouloun. [Cependant, on peut repousser cette preuve].
[E. J’ai entendu de notre maître, Rav Amram Fried shlita, que les sages de la Kabbale ont dit que le Samekh-Mem s’attache à celui qui porte du kala ilan ; et cela seul constitue une raison de s’abstenir de porter une chose douteuse].
En pratique : il n’existe pas de preuves décisives que ce que l’on appelle aujourd’hui tekhelet soit le véritable tekhelet. Et bien que l’on puisse répondre quelque chose à chaque argument, étant donné qu’il n’y a pas de preuves décisives en ce sens et qu’il existe des réserves halakhiques à ce sujet, il faut maintenir la pratique établie et ne pas porter le tekhelet, comme cela a été l’usage jusqu’à aujourd’hui.