Consommation des matsot le soir du Séder
Question
Le soir du Séder, il faut manger deux kazaït de matsa. Cette obligation des deux kazaït concerne-t-elle uniquement le maître de maison, ou bien les autres membres de la famille sont-ils eux aussi tenus de manger deux kazaït ? Et si les autres membres de la famille y sont également tenus, doivent-ils tous manger précisément des matsot qui se trouvent dans le plateau du Séder (les trois matsot), et est-il même possible que tout le monde mange un kazaït ou deux kazaït à partir de la matsa du maître de maison ?
Encore une question : la mesure de deux kazaït est de 30 cm³ (chaque kazaït 15 cm³). Cela signifie-t-il que l’on s’acquitte ainsi à coup sûr de l’obligation de consommer un kazaït selon la Torah, et que, puisque d’après les Sages il faut manger deux kazaït, on a fixé la mesure en fonction de ce volume plus petit ?
Réponse
Shalom ou-vrakhah
A. Concernant la mitsva de manger de la matsa, il n’y a pas d’obligation de manger deux kazaït, mais un seul kazaït.
Celui qui dirige le Séder et qui récite la bénédiction sur la consommation de la matsa fera bien de manger un kazaït de la matsa supérieure et un kazaït de la matsa du milieu.
Les autres participants mangeront un kazaït, comme l’exige la halakha, et il est souhaitable qu’ils reçoivent eux aussi un morceau de la matsa supérieure et de la matsa du milieu sur lesquelles la bénédiction a été récitée.
Certains ont la coutume que chacun des participants, ou chaque personne au‑dessus de l’âge de la bar‑mitsva, ait devant lui trois matsot et récite lui‑même la bénédiction ; ainsi, chacun dispose d’un kazaït de la matsa supérieure et d’un kazaït de la matsa du milieu.
Avec nos matsot, il n’y a pas autant de kazaït, et s’il y a plusieurs participants au Séder, il faut compléter la quantité d’un kazaït à partir d’autres matsot.
B. Il existe une discussion au sujet de la mesure du kazaït : certains disent environ 27 cm³, et d’autres environ 15 cm³. Puisque la consommation d’un kazaït de matsa est une obligation de la Torah, il convient d’être rigoureux et de suivre la mesure la plus grande. En revanche, la consommation de deux kazaït n’est pas une obligation de la Torah, et l’on peut donc s’en acquitter avec le kazaït plus petit. Ainsi, celui qui récite la bénédiction sur la matsa peut manger un petit kazaït de la matsa supérieure et un petit kazaït de la matsa du milieu, et au total il aura la quantité correspondant au grand kazaït, afin de s’acquitter de l’obligation de la Torah.