Jeûne pour une femme qui a eu des saignements au début de la grossesse
Question
Une femme a eu des saignements au début du deuxième mois de sa grossesse. Après l'avoir examinée, le gynécologue a dit qu'elle ne devrait pas jeûner, car cela pourrait provoquer des contractions de l'utérus, ce qui, à son tour, pourrait entraîner une fausse couche. Que doit-elle faire pendant Yom Kippour ? Combien peut-elle manger et boire, et à quels intervalles ?
Réponse
En principe, un léger saignement au début de la grossesse n'est pas considéré comme dangereux pour la grossesse et ne constitue pas une raison de boire pendant un jour de jeûne. Mais si un médecin a dit à la femme qu'elle ne devait pas jeûner, et que c'est un médecin qui observe les commandements, elle doit l'écouter et boire en petites portions. La façon de boire en petites portions est la suivante : elle doit boire moins qu'une « pleine gorgée », c'est-à-dire environ 35-40 ml. Elle peut boire cette quantité environ toutes les dix minutes. En général, il n'est pas nécessaire de commencer à boire la nuit de Yom Kippour, et elle peut attendre jusqu'au matin. La raison en est qu'avant cela, le corps est saturé des liquides consommés avant le début du jeûne. De plus, il n'est pas nécessaire de manger dans ce cas, sauf si le médecin dit le contraire.
Si l'on prend soin de boire cette quantité toutes les dix minutes, il n'est pas difficile d'atteindre la quantité de liquides recommandée par le médecin, sans jamais consommer une quantité qui entraîne une punition. Il est préférable que la femme reste à la maison et se repose plutôt que d'aller à la synagogue.
Source
Choulhan Aroukh, section Orah Haïm, chapitre 618