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Utilisation d'Internet

Question

Chalom !

Je m’occupe de ventes en ligne.

Il existe une décision halakhique du Rav Wosner zatzal selon laquelle l’usage d’Internet n’est permis que pour gagner sa subsistance.

Est‑ce que cette décision est toujours en vigueur ou bien n’est‑elle plus d’actualité (un peu comme pour l’interdiction de parler au téléphone — on pourrait dire que s’ils l’avaient interdite au début, cette interdiction serait aujourd’hui complètement annulée ; et je ne pense pas qu’il y ait eu alors un « beit din gadol be‑chochma ou‑ve‑minyan » parmi ceux qui interdisaient, mais plutôt que ce n’est pas un interdit de la Torah et que cela dépend seulement de la situation) ?

Il y a beaucoup de choses dont la manière habituelle d’achat est par Internet — apparemment, du fait qu’Internet existe, il n’y a plus tellement d’options dans les magasins classiques (je vis à l’étranger)…

Jusqu’à présent, j’avais l’habitude de dire à mon non‑Juif d’acheter mes produits sur Internet… et c’est un peu ridicule… Je suis en ligne toute la journée pour gérer ma boutique en ligne, mais dès que j’ai besoin d’acheter quelque chose, je dois dire au non‑Juif (également par message en ligne — il travaille à distance) de l’acheter, puis il m’envoie quelques photos d’options, et je ne regarde que ce qu’il m’envoie et je lui dis quoi acheter… au lieu que je puisse le faire moi‑même en une minute…

Je vois aussi autour de moi que tout le monde achète en ligne et ne suit pas vraiment l’opinion du Rav Wosner selon laquelle ce n’est permis que pour la parnassa… Pour le remplissage de formulaires également, et à la banque, tout le monde (ou la plupart des gens) utilise des bornes, y compris parmi les meilleurs…

Concrètement ?

S’agit‑il ici d’une question de vœu, du fait que je n’ai pas acheté en ligne jusqu’à maintenant ? Et peut‑on s’appuyer sur la modaa (déclaration) de Tichri (je me sens ridicule d’avoir été si naïf et de ne pas avoir acheté en ligne jusqu’à présent, et je ne suis pas à l’aise de me l’autoriser devant les autres) ?

Merci beaucoup !

Réponse

Chalom et bénédictions. 

La décision halakhique reste en vigueur et elle est observée par de très nombreux Juifs qui s’abstiennent de tout usage non indispensable d’Internet. 

Heureux êtes‑vous de vous fixer des barrières dans votre utilisation et de trouver la bonne manière de garder des limites fortes, même dans une situation où vous êtes obligé d’utiliser Internet de façon régulière. 

Sans aucun doute, lorsque vous vous imposez une règle de fer selon laquelle vous ne faites sur Internet que ce qui est nécessaire pour votre activité professionnelle, vous vous préservez ainsi de tentations bien plus grandes. Comme nos Sages l’ont dit, le mauvais penchant ne vient pas vers un homme craignant le Ciel en lui disant d’emblée de servir les idoles ; aujourd’hui il lui facilite un peu les choses, demain un peu plus, et ainsi de suite jusqu’à l’amener aux fautes les plus graves. 

Vous écrivez : « Au lieu d’envoyer à l’employé, de recevoir et de valider, etc., je pourrais le faire en une minute. » Eh bien, demandez à n’importe quel utilisateur, il vous dira que, certes, sur cet achat spécifique vous gagnerez peut‑être quelques minutes, mais vous perdrez sûrement des centaines de minutes en errances et recherches inutiles, ou des milliers de shekels dans des achats effectués uniquement parce que vous êtes tombé sur une promotion ou qu’on vous a poussé une publicité. En fin de compte, le bénéfice de votre conduite pure vous revient à vous seul. 

Si vous le pouvez, continuez sur votre voie protégée avec fierté, non pas avec la réaction erronée : « Je suis naïf et c’est ridicule », mais avec le sentiment véritable : « Je suis préservé », « Je suis un véritable craignant‑D.ieu ». C’est la stricte vérité, et il n’y en a pas d’autre. 

Même si, un jour, vous consultez et décidez que, dans votre situation, il est juste de vous ouvrir un peu plus, ce ne sera pas comme une décision de cesser d’être « naïf », mais au contraire : « J’y suis contraint », « J’ai la nécessité d’entrer dans un problème dont j’aurais été heureux d’être dispensé ». 

Soyez fort et courageux. 

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