Frais de shidoukh pour un mariage arrangé par deux chadkhanit
Question
Chalom.
Un shidoukh a été conclu grâce à deux chadkhanit : la première a envoyé le résumé et a coordonné entre les parties, la seconde a poursuivi tout le reste du processus. Comment doit-on payer les frais de shidoukh ?
Réponse
Chalom ouvracha.
Un tiers à la première et deux tiers à la seconde.
Source
Siman 185, se’if 6, Peat HaShoulkhan là‑bas, se’if katan 3, explique longuement qu’il existe trois étapes dans un shidoukh : le proposeur, celui qui conclut, et celui qui a mené les négociations. Le proposeur est celui sans qui on n’aurait pas du tout pensé à cette proposition ; celui qui conclut est celui sans les actions duquel le shidoukh n’aurait pas abouti, et chacun d’eux représente un tiers du « poids » du shidoukh. Toutefois, cela dépend de l’usage, et l’usage est que le proposeur reçoit un tiers et celui qui conclut deux tiers, ce qui est logique, car celui qui conclut a pris deux des trois parts du shidoukh. Il convient de mentionner, comme l’écrit là‑bas le Gaon, que les frais de shadkhanout ou de courtage sont exigibles selon la loi de la Torah soit au titre de salarié (dans le cas où les parties sont venues demander l’aide du chadkhan), soit au titre de « celui qui descend dans le champ de son prochain » (dans le cas où le chadkhan a fait la proposition de lui‑même).