Les limites des propos vulgaires entre mari et femme
Question
Shalom
Pendant les jours de Chovavim, je me suis interrogé sur ma conduite lors de l’accomplissement de la mitsva, et je me demande si elle est considérée comme bonne, mauvaise ou interdite.
Je m’excuse d’avance pour les détails, mais c’est de Torah qu’il s’agit et j’ai besoin d’apprendre..
Ma femme et moi avons l’habitude de nous parler de manière qui, à d’autres moments, serait qualifiée de langage vulgaire/obscène. Par exemple :
- Comme c’est bon d’être si proche de toi sans…
- Je pense qu’il n’y a rien d’aussi beau que toi (au grand jour comme en secret)
- J’aime tes …, et elle me dit la même chose en retour
- En parlant, nous imaginons que nous irons à la piscine, etc.
- Viens, désirons-nous l’un l’autre ensemble.
Je ne veux pas entrer dans trop de détails, mais c’est ce type de paroles, ou même un peu moins explicites.
D’un côté, vous m’avez dit que c’est interdit.
D’un autre côté, je ne comprends pas comment cela fonctionne…
N’est-il pas évident qu’avec le seul amour « ordinaire » il est impossible d’accomplir la mitsva, et qu’il faut des actes qui dépassent l’amour habituel, avec une proximité physique, etc. ? Et il est permis de tout faire et de tout regarder ; il n’y a aucune limite halakhique, hormis le regard et les baisers sur certains endroits interdits… De tout cela, il ressort qu’un simple amour ne suffit pas. Pourquoi alors, en matière de paroles, ne pourrait-on dire que les choses que nous dirions toute la journée — sur l’amour qui nous unit et sur le bonheur de vivre ensemble ? Ces paroles n’aident pourtant pas vraiment à l’accomplissement du devoir conjugal… L’idée serait-elle que l’on ne peut s’exciter l’un l’autre que par les actes et le regard, et non par la parole ?
Je tiens à préciser que je cherche ce que le Saint béni soit-Il veut, et je suis prêt à tout malgré les difficultés, mais il me manque de la clarté.
Veuillez également détailler ce qui est recommandé, ce qui est permis et ce qui est interdit, car parfois le besoin est plus grand, et il faut distinguer entre ce qui est seulement déconseillé et ce qui est véritablement interdit (par exemple, en cas de fatigue ou de faiblesse, cela prendra beaucoup plus de temps sans paroles, etc.).
Je vois qu’elle aussi parle ainsi et, bien entendu, elle souhaite que moi aussi je lui parle de cette manière, pour que ce ne soit pas à sens unique. Faut‑il cesser complètement ces paroles ?
Je serais très heureux d’avoir une clarté totale, et pas seulement une réponse sèche.
Un grand merci.
Réponse
Shalom ouvra’ha
Il n’y a absolument aucun interdit dans tout cela.
L’interdit ne concerne que le fait de parler de choses qui sont, en elles‑mêmes, interdites.