Y a-t-il une différence entre les guemarot concernant les intérêts
Question
Chalom,
Y a-t-il une différence entre le guemach central et le guemach Osher VeKavod en ce qui concerne les intérêts ?
Réponse
Chalom ou‑vra’ha,
Il n’y a pas de différence quant au corps même du prêt, uniquement dans le document de « Zikaron Devarim » (mémo / protocole d’accord) du guemach Osher VeKavod, qui est plus mehoudar (réalisé de manière plus rigoureuse selon la Halakha).
Source
Le guemach Osher VeKavod conditionne l’obtention du prêt à la signature d’un « shtar Zikaron Devarim » (acte / protocole d’accord) rédigé selon leur formule. Par ce biais, ils viennent résoudre un problème qui existe dans les guemarot qui s’appuient sur la permission selon laquelle les intérêts ne vont pas directement de l’emprunteur au prêteur, c’est‑à‑dire lorsque le père paie les intérêts afin que le guemach prête à ses enfants. Beaucoup de personnes demandent que le fils prenne le prêt du guemach et le leur donne. Or, bien que, du point de vue strict de la Halakha, il n’y ait pas de problème, puisque le guemach ne connaît pas le père comme emprunteur, et que si le fils ne rembourse pas la dette, le guemach ne s’adressera qu’à lui, sans que les arguments selon lesquels, en réalité, le père serait l’emprunteur ne soient recevables – il en résulte qu’il y a ici deux prêts distincts : l’un entre le guemach et le fils, et l’autre entre le fils et son père. Néanmoins, il existe ici une crainte de ribit moukdémet (intérêts anticipés) entre le fils et le père, car le père a payé des intérêts à celui qui accorde le prêt au fils, afin que ce dernier lui prête ensuite l’argent. Pour résoudre cela, le guemach Osher VeKavod a réglé le problème au moyen d’un « shtar Zikaron
Devarim », dans lequel il est écrit que tous les engagements que le père prend en vue du mariage sont considérés comme une aide au remboursement de ses dettes. Dès lors, il n’y a aucun prêt entre le père et le fils : le fils prend le prêt pour les besoins de son propre mariage, et le père, qui s’est engagé au moment de la conclusion du chidoukh à payer ses dettes, prend sur lui une obligation qui n’a pas le statut de prêt. Le problème se posera si le père demande à un fils de prendre un prêt pour le mariage d’un autre fils, car dans ce cas il y a assurément un prêt entre le père et le fils, puisque le fils n’a pas contracté le prêt pour ses propres besoins, mais uniquement pour les besoins de son père.