Il a pris un prêt bancaire dont son père a bénéficié ; le père peut‑il ajouter de l’argent au moment du remboursement ?
Question
Chalom,
Il a pris un prêt bancaire de 40 000 shekels pour des travaux de rénovation. Son père, qui avait besoin de cet argent pour une courte durée, lui a demandé cette somme afin de pouvoir payer l’entrepreneur au moment opportun. À présent, il manque 3 000 shekels au fils, et le père veut compléter cette somme pour lui – à la fois en signe de reconnaissance pour le prêt, et aussi parce qu’il veut le bien de son fils et qu’il lui aurait donné cet argent même sans le prêt. Est‑ce permis ?
Réponse
Chalom ou‑véra’ha,
Il est permis au père de donner cette somme supplémentaire à son fils, à condition qu’il ne la lui donne pas en même temps que le remboursement de la dette.
Source
Au siman 160, paragraphe 7, il est expliqué que, si l’emprunteur a l’habitude de rendre un service au prêteur, il lui est permis de le faire même pendant la durée du prêt. Toutefois, il y a deux conditions : a) que cela ne se fasse pas en public, b) que le prêteur ne prenne pas ce service de lui‑même. Puisqu’il est d’usage qu’un père aide son fils lorsqu’il en a besoin, il y a ici assurément une telle habitude, et de plus cela ne se fait pas en public. Il lui est donc permis de lui donner cet argent ; cependant, au moment du remboursement de la dette, il existe un interdit du fait que cela « apparaît comme de l’intérêt » (mar’é k’ribit), et il est interdit de donner des sommes supplémentaires, même s’il les donne pour d’autres raisons.