A emprunté une somme et veut rembourser un peu plus à cause de la monnaie
Question
Chalom,
Une personne a emprunté 97 shekels à son ami et veut lui rendre 100 shekels parce qu’elle ne veut pas s’embêter avec la monnaie. Est-ce permis ?
Réponse
Chalom ouvracha,
Cette question comporte plusieurs détails, et il est préférable qu’il lui donne le supplément en tant que dépôt, à condition que le premier argent qu’il donnera à la tsédaka soit compté comme la restitution de ce dépôt.
Source
Il y a beaucoup à examiner dans le cas où il est impossible de faire la monnaie et où l’on peut payer soit plus, soit moins que le montant exact de la dette : savoir s’il a, en droit strict, l’obligation de payer la totalité des cent afin de pouvoir ainsi s’acquitter de sa dette, ou bien, puisque qu’il ne peut pas payer sa dette de manière précise, s’il n’a pas l’obligation de payer davantage pour remplir le devoir de remboursement. Et l’on peut apporter un exemple à cela à partir des paroles du Rashash sur Baba Kama 7b, où il prouve, à partir de la Guemara, que si celui qui a causé un dommage possède un champ de meilleure qualité (idit) que ce qu’il est tenu de donner, ou bien un champ de qualité inférieure, il donnera le champ inférieur, car il n’est pas tenu de donner le meilleur pour s’acquitter de son obligation. Et il faut examiner si l’on peut en déduire également la question de payer une somme plus ou moins élevée en valeur.
Les paroles du Raavad dans « Tamim Deïm », siman 60, sont bien connues : il y écrit que si quelqu’un doit à un prêteur et qu’il doute du montant exact, il peut donner la somme la plus élevée qu’il est possible qu’il lui doive, puisqu’il est tenu par les lois du Ciel. Et cela demande encore examen : même si, devant les tribunaux humains, nous dirions qu’il est impossible de l’obliger à payer la totalité des cent pour s’acquitter de sa dette, peut-être, selon les lois du Ciel, en a-t-il l’obligation ; et même si nous disons que, selon les lois du Ciel également, il n’est pas tenu de payer la totalité des cent, peut-être pouvons-nous apprendre des paroles du Raavad le principe que ce qu’une personne paie pour sortir du doute concernant l’acquittement de l’obligation de payer le capital, bien qu’elle n’y soit pas obligée, n’est pas considéré comme des intérêts, mais comme faisant partie du capital. Et cela nécessite encore un examen approfondi. Et en tout cas, même si l’on permet, il faut examiner le cas où il est possible de faire la monnaie mais où l’on s’en dispense par paresse en raison de la petitesse de la somme de la monnaie, pour savoir si cela est inclus dans cette permission ou non.