Faut-il des témoins pour un prêt constaté par un acte écrit ?
Question
Chalom,
Une personne souhaite emprunter de l’argent à son ami, et celui-ci demande un acte écrit. Faut-il faire signer des témoins, ou bien l’écrit seul suffit-il ?
Réponse
Chalom ouvra’ha,
Si la question vient d’une crainte de contestations ultérieures, alors pour un acte rédigé de la main même de l’emprunteur, s’il prétend ensuite : « J’ai déjà remboursé », on tranche selon ce qui apparaît aux yeux du juge. Il peut donc écrire qu’il accorde au prêteur une pleine crédibilité (neemanout) pour toutes les réclamations que celui-ci pourrait présenter.
Source
Au Siman 69, se’if 2, le Choul’han Aroukh et le Rama sont en désaccord à propos d’un acte de dette rédigé et signé de la main même du débiteur : est-il cru lorsqu’il affirme : « J’ai déjà remboursé » ? Le Rama conclut : « Et dans ce cas, il n’y a de jugement que selon ce que voient ses yeux », c’est-à-dire que le dayane statue selon ce qui lui apparaît. En revanche, pour un acte signé par des témoins, s’il a été validé (selon les lois de kiyoum Chtarot au Siman 41), le débiteur n’est pas cru lorsqu’il prétend avoir déjà remboursé.