Utilisation d’un objet perdu qui a été échangé
Question
Chalom.
On a envoyé un enfant à la maternelle avec un pull, et il ne l’a pas ramené. Quand on est venu le chercher, on a trouvé un pull exactement pareil, identique en tout point, mais on reconnaît que ce n’est pas le leur. Est-il permis de le prendre ?
Réponse
Chalom ou-verakha.
Il est vraisemblable que les propriétaires du pull resté sur place ont pris celui de ceux qui le recherchent, et c’est donc permis.
Source
Dans le siman 136, se’if 2, il y a une divergence d’opinion entre le Taz et le Ketzot Ha’Hoshen à propos d’une personne qui a donné un vêtement à un blanchisseur et a reçu en retour le vêtement d’un autre, et de savoir s’il peut l’utiliser. Le Taz écrit que si le vêtement est resté longtemps entre ses mains, on peut supposer que le propriétaire a déjà renoncé à le retrouver (yéouch), et que le blanchisseur l’a dédommagé par autre chose. Le Ketzot n’est pas d’accord et soutient qu’il s’agit ici d’un cas de yéouch après un changement de domaine (chinouï réchout), ce qui n’est pas valable. Le Nétivot concilie les propos du Taz en expliquant que, puisqu’aucun « bruit » public n’a été entendu à ce sujet, on présume que le vêtement est resté longtemps chez le blanchisseur et que le propriétaire a renoncé avant qu’il ne parvienne à cette personne. Par conséquent, dans un cas où l’objet est resté longtemps avant d’arriver entre ses mains, il peut certainement le prendre d’après tous les avis.