Étudier pendant la Shiva quand il n'y a pas de plaisir à apprendre
Question
Pendant la Shiva, lorsqu'on ne trouve pas de plaisir à apprendre et qu'on ne ressent pas de joie à étudier, est-il permis d'étudier des sujets généralement interdits pendant la Shiva ?
Réponse
C'est interdit.
Source
Dans le Talmud, Traité Ta'anit, page 30a, il est dit : "Les Rabbins ont enseigné : Tous les commandements observés pendant le deuil sont observés le Tisha B'Av : il est interdit de manger et de boire, de s'oindre, de porter des sandales et d'avoir des relations conjugales, et il est interdit de lire la Torah, les Prophètes et les Écrits, d'étudier la Mishna, le Talmud, le Midrash, les lois et les légendes. Cependant, on peut lire dans des endroits où l'on ne lit pas habituellement et étudier dans des endroits où l'on n'étudie pas habituellement, et lire les Lamentations, Job et les mauvaises choses dans Jérémie. Et les enfants de l'école sont inactifs, car il est dit : 'Les préceptes du Seigneur sont droits, réjouissant le cœur.' Rabbi Yehuda dit : on ne lit même pas dans des endroits où l'on ne lit pas habituellement, et on n'étudie pas dans des endroits où l'on n'étudie pas habituellement, mais on peut lire Job, les Lamentations et les mauvaises choses dans Jérémie, et les enfants de l'école sont inactifs, car il est dit : 'Les préceptes du Seigneur sont droits, réjouissant le cœur.' Et la loi suit les paroles de Rabbi Yehuda selon lesquelles on ne lit pas dans des endroits où l'on ne lit pas habituellement. Le Taz dans Orach Chaim, Siman 554, écrit : "Il faut donner une vraie raison pour laquelle Rabbi Yehuda interdit, car il a de la détresse, et il semble que sa raison est parce qu'à la fin de l'étude, après qu'il se soit efforcé et ait compris le sens, il aura de la joie, et nous suivons la fin de l'affaire." Et il semble dire que même si maintenant il n'a pas de goût pour l'apprentissage et que cela ne le rend pas heureux, nous suivons toujours la fin de l'affaire, et s'il travaille et étudie la Torah, il y aura sûrement un moment où il en profitera. De plus, dans le Talmud de Jérusalem, il est implicite que le principal décret est pour ceux qui ne sont pas passionnés par la Torah, mais pour ceux qui sont passionnés par la Torah, c'est permis, et le Beit Yosef dans Siman 384 écrit que nous ne staturons pas ainsi pour permettre, mais sûrement le principal décret est pour ceux qui ne sont pas passionnés par la Torah. Et bien qu'on puisse dire que le décret est pour ceux qui ne sont pas passionnés mais sont heureux dans l'apprentissage, généralement après la joie vient la passion. Et ainsi écrit le Birkei Yosef dans Orach Chaim, Siman 554, Loi 1, qui écrit concernant le Tisha B'Av que les enfants de l'école sont inactifs : "Il y a quelqu'un qui a écrit qu'aujourd'hui, lorsque la plupart des enfants ont une détresse accrue lorsqu'ils étudient, et lorsqu'ils sont inactifs, c'est un délice pour eux, il est permis d'enseigner aux enfants de mauvaises choses. Et ses paroles ne semblent pas correctes." Et voir dans Aruch HaShulchan, Siman 554, Paragraphe 3, qui écrit, en explication de cela, que bien que les enfants ne soient pas heureux lorsqu'ils vont étudier, néanmoins, comme l'écrit le Rambam dans le Chapitre 2, Loi 20, concernant les divorces, qu'ils le contraignent jusqu'à ce qu'il dise 'je veux', car chaque âme d'Israël veut vraiment accomplir la volonté de son Créateur, même si le corps ne veut pas. Et il écrit là-bas, que bien que les enfants ne soient pas heureux lorsqu'ils étudient la Torah, néanmoins leur âme et leur esprit se réjouissent sûrement, et c'est pourquoi c'est interdit.
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