Étudier la Torah dans la maison de deuil
Question
Shalom au Rav éminent, shlita. L'un des participants à mon cours quotidien de Daf Yomi, malheureusement, est décédé, et sa famille a demandé que nous tenions le cours dans la tente de deuil pendant les jours de shiva. En effet, hier, le cours a eu lieu, et naturellement, les endeuillés ont également participé. Cela cause-t-il une embûche aux endeuillés dans l'étude de la Torah ? Merci d'avance, Meir Yitzhak Wind.
Réponse
Il est conseillé d'éviter de donner un cours de Guemara ou d'autres enseignements de la Torah dans la maison de deuil, même lorsque les endeuillés n'y participent pas.
Il convient d'établir qu'ils étudient le Moussar et l'inspiration pour l'élévation de l'âme du défunt.
Si cela devait nuire aux endeuillés, il est possible d'être indulgent, même si les endeuillés participent à l'étude par ignorance.
Source
Dans la Guemara (Moed Katan 23a), il est dit : 'On ne dit pas d'enseignements et d'Aggadah dans la maison de deuil. On disait de Rabbi Hanania ben Gamliel qu'il disait des enseignements et des Aggadah dans la maison de deuil.' Dans le Shulchan Aruch (Yoreh De'ah 378:7), l'interdiction est rapportée comme les paroles des sages. Selon cela, on ne doit pas donner de cours de Guemara dans la maison de deuil, même lorsque les endeuillés ne participent pas au cours. Cependant, l'Aruch HaShulchan (ibid. 68) mentionne que d'autres (pas les endeuillés) ont la coutume d'étudier dans la maison de deuil pour l'élévation de l'âme du défunt.
Dans She'elot U'Teshuvot Yabia Omer (Partie 4, Yoreh De'ah, Siman 29), aucune permission n'a été trouvée selon la décision de l'auteur, mais il est écrit qu'on peut dire qu'ils ont été indulgents dans le deuil même contre les paroles de l'auteur. En pratique, il est écrit qu'on doit étudier le Moussar et l'inspiration.