Écouter de la musique pendant l'année de deuil depuis une salle de banquet voisine
Question
Un endeuillé dans l'année suivant le décès de sa mère vit à proximité d'une salle de mariage et est contraint d'entendre des chansons de la salle chaque soir. Que doit-il faire?
Réponse
Il doit détourner son attention et ne pas avoir l'intention d'écouter ou de profiter des chansons. Il n'a pas besoin de se boucher les oreilles ou de réduire son temps à la maison à cause de cela.
Source
Dans le Talmud, Pessahim 25b, il y a une discussion entre Abaye et Rava concernant le bénéfice qui vient à une personne contre sa volonté, s'il est permis ou interdit. Voir là-bas pour les deux opinions. Néanmoins, la loi suit Rabbi Shimon que quelque chose d'involontaire est permis, et donc, certainement, ce qui est impossible et involontaire est permis. Même si c'est possible et involontaire de profiter, c'est permis si on peut éviter de profiter. Alors ce n'est pas considéré comme 'psik reisha'. C'est aussi la décision du Rema, Yoreh De'ah, Siman 142, Paragraphe 15 : "Il est interdit d'écouter des instruments de musique d'idolâtrie ou de regarder la beauté de l'idolâtrie, car on tire plaisir de la vue. Cependant, le Rema a écrit que quelque chose d'involontaire est permis." Le Shach a écrit là-bas, Sif-Katan 34, comme suit : "Et il est expliqué là-bas dans le Talmud et les décisionnaires que même s'il est possible d'aller ailleurs, c'est permis si on n'a pas l'intention, et il est expliqué dans Tosafot, le Rosh, et le Riva là-bas qu'il s'agit d'une situation où l'on peut se boucher les oreilles, fermer les yeux et bloquer ses narines pour ne pas profiter du son, de la vue et de l'odeur, et c'est permis si on n'a pas l'intention de profiter, car ce n'est pas 'psik reisha', sinon c'est interdit. Mais si on a l'intention, il est expliqué là-bas dans le Talmud et les décisionnaires que même s'il est impossible d'aller ailleurs, c'est interdit. Par conséquent, on n'a pas besoin de se boucher les oreilles, il suffit qu'on puisse se boucher les oreilles et ne pas entendre, et ce n'est plus 'psik reisha', et il suffit qu'on n'ait pas l'intention de profiter. Voir Chochmat Adam, Klal 84, Paragraphe 16. Et dans Chafetz Chaim, Klal 6, dans la note dans Be'er Mayim Chaim, Sif-Katan 14.
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