Déchirure des vêtements en deuil pour un rabbin qui a enseigné la Torah
Question
Réponse
La coutume est de déchirer les vêtements uniquement pour un rabbin de qui l'on a acquis la majeure partie de sa sagesse, pour un grand de sa génération, et pour un sage que l'on interroge sur la halakha partout et qui répond. Il est également permis d'être indulgent en déchirant l'ourlet du manteau.
Source
Le Talmud dans Shabbat, page 105b, et de même dans Moed Katan, page 25a, explique que l'on déchire uniquement pour les proches du défunt. Le Talmud questionne : "Et s'il est un sage, est-on obligé de déchirer, comme il est enseigné : si un sage meurt, tous sont ses proches. Tous sont ses proches ? Peut-on penser ainsi ? Plutôt, disons : tous sont comme ses proches, tous déchirent pour lui, tous enlèvent leurs chaussures pour lui, tous mangent le repas de deuil sur la place publique ! - Non, ce n'est pas nécessaire, s'il n'est pas un sage. Et s'il est une personne juste, est-on obligé de déchirer, comme il est enseigné : pourquoi les fils et les filles d'une personne meurent-ils quand ils sont jeunes ? Pour qu'il pleure et fasse le deuil d'une personne juste. Pour qu'il pleure, prennent-ils un gage de lui ? Plutôt : parce qu'il n'a pas pleuré et fait le deuil d'une personne juste. Quiconque pleure pour une personne juste, tous ses péchés lui sont pardonnés pour l'honneur qu'il a montré. - Non, ce n'est pas nécessaire, s'il n'est pas une personne juste. Et s'il est présent au moment du départ de l'âme, est-on obligé de déchirer, comme il est enseigné, Rabbi Shimon ben Elazar dit : celui qui se tient au-dessus du défunt au moment du départ de l'âme est obligé de déchirer, à quoi cela ressemble-t-il ? À un rouleau de Torah qui a brûlé. - Non, ce n'est pas nécessaire, s'il n'est pas présent au moment du départ de l'âme."
Il est expliqué que l'on est obligé de déchirer pour un sage et une personne juste, même si ce n'est pas au moment du départ de l'âme. Et au moment du départ de l'âme de toute personne qui n'est pas juste.
Il est également expliqué dans Bava Metzia, page 33a : "Son maître, dont ils ont parlé - est le maître qui lui a enseigné la sagesse, pas le maître qui lui a enseigné l'Écriture et la Mishna, les paroles de Rabbi Meir. Rabbi Yehuda dit : quiconque a reçu la majeure partie de sa sagesse de lui. Rabbi Yossi dit : même s'il ne lui a éclairé que dans une seule Mishna - c'est son maître. Rava a dit : comme Rav Sehora, qui m'a expliqué que la saleté est listron. Shmuel a déchiré ses vêtements pour l'un des sages qui lui a expliqué qu'un descend à l'aisselle et un autre ouvre comme. Ulla a dit : les sages en Babylonie se lèvent les uns pour les autres et déchirent les uns pour les autres."
Ainsi, le Shulchan Aruch dans Siman 340 décrit les degrés de déchirure : pour une personne qui n'est pas juste (et ne pèche pas intentionnellement, ni ne pèche par désir régulièrement), on déchire uniquement au moment du départ de l'âme. Pour une personne juste : on déchire entre la mort et l'enterrement. Pour un sage et un érudit que l'on interroge partout et qui répond, on déchire dans les trente jours, et si l'on n'a pas déchiré dans les trente jours, on déchire au moment de son éloge funèbre. Pour son maître de qui il a reçu la majeure partie de sa sagesse : on déchire tous ses vêtements et ne répare pas, et certains disent qu'on déchire une palme.
Le Rema a écrit là-bas au paragraphe 8 que la coutume est de déchirer uniquement pour son maître de qui il a reçu la majeure partie de sa sagesse. Et il considère que la déchirure de Shmuel était simplement une rigueur, pas la loi principale. Et ainsi ont écrit les décisionnaires que l'on déchire uniquement pour un maître éminent.
Le grand de la génération, Beit Yosef, a écrit qu'il a le statut de maître éminent.
Cependant, il est surprenant de la coutume, car il est expliqué dans le Talmud que l'on devrait déchirer pour une personne juste et pour un sage ? Et concernant une personne juste, il faut dire comme le Gra a écrit dans SK 17 qu'il considère que la version principale est comme le Talmud dans Shabbat, qui ne mentionne pas la déchirure. Et concernant un sage, le Shach dans SK 17 a écrit qu'il est surprenant de la coutume du Talmud que l'on devrait déchirer pour un sage, et a expliqué qu'il considère qu'un sage est celui que l'on interroge sur la halakha partout et qui répond, et a écrit que maintenant, malheureusement, il n'y a pas de tels érudits. Et selon cela, même selon la coutume, il y a une obligation complète de déchirer pour celui que l'on interroge partout dans son étude et qui répond.