Maris Ayin et Chashad
Question
Réponse
Shalom !
Merci pour votre question.
Le terme "maris ayin" se réfère à l'interdiction de faire quelque chose qui est susceptible de faire suspecter aux observateurs que l'on enfreint la halakha, même si l'on fait quelque chose de techniquement permis. Le terme "chashad" est souvent utilisé pour exprimer cela également, rendant les deux termes synonymes.
D'autres affirment que "chashad" n'est pas la même chose que "maris ayin". Selon cette approche, "chashad" est lorsque quelqu'un fait quelque chose qui amène les observateurs à croire que l'on pèche, même si l'on ne pèche pas, et même si cela ne conduit pas les autres à pécher.
La source de l'interdiction de se comporter d'une manière qui pourrait sembler inappropriée est dérivée du verset dans Bamidbar (32:22) : "Et vous serez clairs devant Dieu et le peuple juif." Les tribus de Gad et de Reuven voulaient rester sur la rive est du Jourdain et ne pas entrer en Terre d'Israël avec tout le monde.
Moché leur a permis de rester dans le Jourdain à condition qu'ils rejoignent d'abord les autres tribus pour conquérir la Terre d'Israël, ce qui serait leur manière de démontrer qu'ils "étaient clairs devant Dieu et le peuple juif" et n'avaient pas abandonné leurs frères face à la guerre.
Il y a un débat pour savoir si causer "maris ayin" et "chashad" est une violation biblique ou rabbinique.
Quelques exemples de ce qui cause "maris ayin" et "chashad" incluent : entrer dans un restaurant non-casher pour une réunion, utiliser les toilettes ou acheter un produit casher comme une bouteille d'eau. Bien que toutes ces choses soient techniquement permises, les observateurs pourraient soupçonner que l'on entre dans le restaurant pour manger de la nourriture non-casher. Il y a aussi la question de manger des "bacon bits" casher, des "cheeseburgers" et du "faux crabe".
Dans le passé, il était nécessaire de placer des amandes sur la table lorsque l'on cuisinait ou servait du lait d'amande avec de la viande, afin que les observateurs ne soupçonnent pas que l'on utilisait du vrai lait. De même, lorsque les crèmes à café non-laitières et les glaces parve ont été introduites pour la première fois, de nombreuses autorités ont statué qu'il était nécessaire de laisser l'emballage sur la table lors de l'utilisation de ces produits lors d'un repas de viande afin de rassurer les autres qu'ils étaient bien parve. De nos jours, cependant, puisque ces alternatives parve sont devenues si répandues, il n'est plus nécessaire de le faire, car il n'y a pas de raison impérieuse de soupçonner le contraire, bien qu'il ne faille pas les manger avec de la viande. Nous voyons par là que marit ayin est souvent soumis aux normes et aux suppositions sociétales.