Récité par erreur 'Borei Pri Hagofen' à nouveau après la Havdalah | Havdalah | Demandez au rabbin en ligne - Site SHEILOT

Récité par erreur 'Borei Pri Hagofen' à nouveau après la Havdalah

Question

Salutations et bénédictions. Dans notre Yeshiva, pendant la Havdalah à la fin du Shabbat, celui qui a fait la Havdalah n'a pas voulu boire la coupe de vin et l'a donc donnée à un autre pour qu'il la boive. Cependant, par erreur, avant de boire, il a récité à nouveau 'Borei Pri Hagofen' sur le vin. La question est de savoir si la seconde bénédiction est une interruption, puisqu'il avait déjà rempli son obligation avec la bénédiction de la Havdalah. J'apprécierais que la réponse soit détaillée afin que nous puissions la publier. (La réponse n'a pas besoin d'être donnée aujourd'hui) Merci beaucoup pour tout.

Réponse

Salutations,
Il a rempli son obligation avec la Havdalah, et la bénédiction sur le vin n'est pas une interruption.

Source

Le Shulchan Aruch écrit (Orach Chaim 271:15) que si quelqu'un a récité le Kiddush, et avant de goûter le vin, il a parlé, il doit réciter à nouveau 'Borei Pri Hagofen' et n'a pas besoin de réciter à nouveau le Kiddush. Il en va de même si la coupe s'est renversée avant qu'il n'en ait goûté ; il doit apporter une autre coupe, réciter 'Borei Pri Hagofen' dessus, et n'a pas besoin de réciter à nouveau le Kiddush.
Il est clair que la bénédiction après la Havdalah n'est pas une interruption de la bénédiction de la Havdalah.
Ceci est également clair d'après la Mishnah Berurah (ibid., sous-section 78) dans un cas similaire, 'Mais si de la bière ou une autre boisson qui était la boisson locale de base a été trouvée à cet endroit, il n'est pas nécessaire de prendre une autre coupe pour le Kiddush mais il faut réciter 'Shehakol' dessus et boire.'
Là aussi, il est clair que la bénédiction que l'on est obligé de réciter après la Havdalah n'est pas une interruption de la bénédiction de la Havdalah.
La Mishnah Berurah dit la même chose dans le cas opposé où l'on est obligé de réciter la bénédiction du Kiddush et non la bénédiction sur le vin. Si quelqu'un a récité le Kiddush sur la coupe en pensant que c'était du vin et qu'il s'est avéré que c'était du vinaigre ou de l'eau, il doit prendre une autre coupe de vin, réciter 'Borei Pri Hagofen' et réciter à nouveau le Kiddush car, puisque ce n'était pas du vin, il s'avère qu'il n'a pas récité le Kiddush sur la coupe du tout. Cependant, si initialement, au moment de la bénédiction, il avait l'intention de boire plus de vin, il n'a pas besoin de réciter à nouveau 'Borei Pri Hagofen' et doit seulement réciter le Kiddush. Encore une fois, la première bénédiction du Kiddush, qui n'a pas été correctement faite, n'est pas une interruption de la bénédiction 'Borei Pri Hagofen'.
Pour expliquer la raison de cela : il semble que puisque la bénédiction sur le vin et le Kiddush ou la Havdalah font tous partie de l'ordre de la bénédiction, même s'ils ont été récités non selon cet ordre, ce n'est pas une interruption.

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