Réciter les Tehillim — se soigner par des paroles de Torah ?
Question
Merci.
Réponse
Bonjour et bénédictions.
La coutume répandue au sein du peuple juif est de permettre de prier afin d’éveiller la miséricorde du Ciel, et non comme une segoula autonome, comme si ces versets constituaient en eux-mêmes un remède.
Le fondement de cette permission est expliqué dans les propos du Séfer Ha’Hinoukh, mitsva 512 ; voir les sources.
Source
Séfer Ha’Hinoukh, parachat Choftim, mitsva 512
אבל הזכירו לומר מזמורים אלו שיש בהם דברים יעוררו הנפש היודע אותם לחסות בה' ולהשים בו כל מבטחו ולקבוע בלבבו יראתו ולסמוך על חסדו וטובו, ומתוך התעוררות על זה יהיה נשמר בלי ספק מכל נזק. וזה שהשיבו בגמרא בענין זה, דקא פריך התם והיכי עביד רבי יהושע כן והאמר רבי יהושע אסור להתרפאות בדברי תורה, ואמרו להגן שאני. כלומר, לא אסרה תורה שיאמר אדם דברי תורה לעורר נפשו לטובה כדי שיגן עליו אותו הזכות לשומרו.
« Mais ils ont mentionné de réciter ces psaumes parce qu’ils contiennent des paroles qui éveilleront l’âme de celui qui les connaît à se réfugier en Hachem, à placer en Lui toute sa confiance, à établir Sa crainte dans son cœur et à s’appuyer sur Sa bonté et Sa bienveillance ; et grâce à cet éveil, il sera sans aucun doute préservé de tout dommage. Et c’est ce qu’ils ont répondu dans la Guemara à ce sujet : là-bas, on demande comment Rabbi Yehoshua a pu agir ainsi, puisque Rabbi Yehoshua a dit qu’il est interdit de se soigner par des paroles de Torah ; et ils ont répondu : pour la protection, c’est différent. C’est-à-dire que la Torah n’a pas interdit à une personne de prononcer des paroles de Torah afin d’éveiller son âme au bien, de sorte que ce mérite la protège et la garde. »