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Veille de Pessa'h : Siyoum

Question

Sur quoi puis-je faire un siyoum pour ne pas avoir à jeûner la veille de Pessa'h ?

Réponse

Shalom !

Merci pour votre question.

Bien sûr, vous faites référence au Jeûne des Premiers-nés, également connu sous le nom de "Taanit Bechor". C'est un jour de jeûne très unique dans le judaïsme, observé pendant les heures de jour à la veille de Pessa'h. La raison principale du jeûne est de rappeler la "Plaie des Premiers-nés" en Égypte lorsque Dieu tua tous les premiers-nés égyptiens tandis que les premiers-nés juifs furent épargnés.

Le Jeûne des Premiers-nés est également quelque peu de nature endeuillée car il rappelle comment les premiers-nés ont perdu leur statut sacerdotal, un statut qui leur avait initialement été accordé le quatorzième jour de Nissan, la même date à laquelle le jeûne est observé !
Il y a aussi un enseignement selon lequel le jeûne commémore également le salut des Juifs des mains d'Haman dans l'histoire de Pourim. En effet, Haman a d'abord conçu son complot pour tuer les Juifs le treizième jour de Nissan et, en réponse, la reine Esther a décrété que les Juifs de Suse devaient jeûner pendant trois jours à partir du lendemain, le quatorzième jour de Nissan.

Comme on peut le deviner par son nom, seuls les premiers-nés doivent jeûner. Les femmes et les filles premiers-nées ne jeûnent généralement pas.
Comme mentionné, ce jeûne est particulièrement unique car il n'a pratiquement jamais lieu ! En effet, la coutume courante est de lever le jeûne si l'on assiste à un "seudat mitzva", un repas célébrant une mitzva ou un événement religieux. Bien qu'une brit milah ou un pidyon haben qualifient certainement comme un seudat mitzva pour exempter les premiers-nés du jeûne, cela n'est pas toujours pratique.

L'autre moyen le plus courant est d'organiser la participation à un "siyoum", un repas qui célèbre l'achèvement de l'étude d'un traité du Talmud. Ainsi, de nombreuses synagogues organisent pour un érudit ou un autre membre de compléter et de célébrer un siyoum dans la synagogue afin que les premiers-nés soient exemptés du jeûne. Même si l'on a simplement assisté à un siyoum, on n'aura pas à jeûner même si l'on n'a pas participé au repas ou aux collations qui ont été servis.

Source

Traité Soferim 21:3

Choulhan Aroukh, OC 470:1

Voir les bulletins d'information de Rav Fried Azamra L'ishmecha, Hilchot Pessa'h




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